Biélorussie

Un pays entre l’Est et l’Ouest

Cette situation géographique a toujours influencé l’histoire et le développement du pays. Aujourd’hui, le Bélarus dépend à bien des égards de son grand voisin, la Russie. La relation n’est donc pas équilibrée, mais reste en définitive dominée par la Russie.

 

Au Bélarus, beaucoup de choses fonctionnent encore presque comme à l’époque soviétique. L’économie est en grande partie dirigée par l’État, parfois à l’encontre des principes de l’économie de marché.

Notre aide en Bélarus

Aide alimentaire

Chaque année, plus de 150 tonnes de denrées alimentaires sont distribuées aux personnes dans le besoin. Parmi celles-ci figurent 60 tonnes de pommes de terre, qui aident les plus démunis à traverser l’hiver.

 

Vêtements

Trois à quatre fois par an, un camion de la Mission chrétienne pour les pays de l’Est transporte des vêtements d’occasion de Suisse vers le Bélarus. Sur place, des collaborateurs distribuent environ 50 tonnes de vêtements et de chaussures à des personnes dans le besoin, à des foyers pour enfants et personnes âgées ainsi qu’à des hôpitaux. Cette aide est organisée en collaboration avec les services sociaux locaux, les paroisses et des organisations d’entraide.

 

Béthanie, projet de service médico-social en Biélorussie

Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap rencontrent souvent des difficultés à assurer seules leurs soins personnels et les tâches du quotidien. Beaucoup connaissent également des problèmes financiers, car les rentes et les prestations sociales ne suffisent pas à couvrir les besoins essentiels. Nombre d’entre elles souffrent aussi de solitude.

 

Dans quatre villes, les collaboratrices du service de soins à domicile Bethanien accompagnent ces personnes. Leur aide comprend notamment les soins corporels, la préparation des repas, le ménage, la lessive, les courses et même le transport de l’eau depuis un puits. Au-delà de cette aide pratique, les bénéficiaires apprécient les échanges et surtout le fait d’être écoutés. Avec le temps, des relations de confiance se créent.

 

Par leurs actes et leurs paroles, les accompagnatrices transmettent l’amour de Dieu. Elles permettent ainsi à des personnes défavorisées de vivre, et aussi de mourir, dans la dignité malgré la maladie, le handicap et la pauvreté.

 

Informations détaillées sur la Biélorussie

Le Bélarus (Biélorussie) a déclaré son indépendance en 1991, après l’effondrement de l’Union soviétique. À cette époque, le pays subissait encore fortement les conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui avait contaminé en 1986 environ un quart de son territoire.

Contrairement à de nombreux autres États issus de l’Union soviétique, le Bélarus officiel est resté proche de la Russie. Le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis de nombreuses années, bénéficie encore aujourd’hui du soutien de Moscou. Sa relation avec le président russe est toutefois ambivalente, car le petit Bélarus dépend très fortement de la Russie sur le plan économique. Le pays importe notamment du gaz russe à des conditions plus avantageuses que d’autres États, en contrepartie de son soutien à son «grand frère».

 

L’héritage communiste reste bien présent

Le Bélarus se distingue également par le fait que l’État continue de contrôler de larges pans de l’économie selon des principes hérités de l’économie planifiée. De nombreuses entreprises sont ainsi peu compétitives au niveau international et des structures peu rentables sont maintenues en activité. Les coûts pour l’État sont élevés et le manque de liquidités, notamment de devises étrangères, constitue un problème.

Environ 10% de la population active travaille dans l’agriculture, principalement dans des exploitations publiques qui cultivent des pommes de terre ou élèvent du bétail. Une grande partie de la population travaille également dans des entreprises industrielles appartenant à l’État. Les principaux secteurs comprennent notamment la construction mécanique, la production de biens de consommation, l’exploitation minière et la fabrication d’engrais.

Les personnes en situation de handicap, les personnes âgées ainsi que les familles nombreuses bénéficient d’un soutien de l’État. Les niveaux de salaire varient fortement au Bélarus. Dans la capitale, les revenus peuvent atteindre jusqu’à 1000 francs par mois, tandis qu’ils dépassent rarement la moitié de cette somme dans le reste du pays. La situation des retraités est encore plus difficile. Les pensions, qui reposent encore en partie sur des systèmes datant de l’époque soviétique, sont insuffisantes. De plus, durant les années chaotiques qui ont suivi l’effondrement de l’Union soviétique, de nombreuses personnes n’ont pas cotisé au fonds de pension et touchent aujourd’hui une retraite moins élevée pour cette raison. Les anciens policiers, fonctionnaires, cadres du régime et membres de l’armée sont parmi les rares retraités à bénéficier d’une situation relativement confortable. Les autres perçoivent généralement entre 120 et 140 francs par mois. Ceux qui disposent d’un petit lopin de terre y cultivent souvent des pommes de terre et des légumes pour leur propre consommation ou pour les vendre.

Près de 60% de la population bélarusse se considère comme religieuse. Selon des chiffres de 2021, plus de 82% sont orthodoxes et les catholiques constituent la principale minorité religieuse avec environ 12%. Tous les autres groupes, des protestants aux musulmans, représentent ensemble environ 16%.

 

Système de santé

Le système de santé bélarusse garantit à l’ensemble de la population un accès gratuit aux soins médicaux, financés par les impôts. Le personnel médical est toutefois insuffisant, notamment en raison de l’émigration de professionnels qualifiés.

 

Traite des êtres humains

Le Bélarus est à la fois un pays d’origine, de transit et de destination de la traite des êtres humains. Depuis plusieurs années, l’État lutte sévèrement contre les trafiquants. Les peines de prison prévues pour ces crimes sont si lourdes que certains recruteurs évitent désormais de se rendre eux-mêmes dans le pays.

 

Le recrutement par Internet ainsi que ce que l’on appelle la «deuxième vague» figurent donc parmi les principales méthodes utilisées pour trouver de nouvelles victimes. Dans ce système, des femmes déjà sous l’emprise de trafiquants sont contraintes d’en recruter d’autres. Elles doivent convaincre des connaissances qu’un emploi facile et bien rémunéré les attend, en appuyant leurs propos par de fausses photos. Certaines victimes participent à cette cruelle tromperie parce qu’on leur promet leur liberté en échange. De plus, les violences et les souffrances subies peuvent les affecter au point qu’elles finissent par obéir aux ordres de leurs exploiteurs.

 

L’exploitation de Bélarusses qui partent travailler en Russie constitue un autre problème. Il n’est pas rare qu’ils reviennent sans argent, parfois avec de graves blessures. Certains ne rentrent jamais.

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