Après l'indépendance en 1991, la Transnistrie s'est séparée avec le soutien de la Russie, bien que la Moldavie revendique ce territoire. Le pays est tiraillé entre l'Est et l'Ouest : la Russie fournit l'énergie et constitue un marché pour les produits agricoles, tandis qu'une partie de la population aspire à rejoindre l'UE. La situation politique est instable, les gouvernements pro-européens et pro-russes alternent, tandis que des oligarques dominent la politique, les médias, la police et la justice. La corruption est omniprésente.
Le chômage et la pauvreté sont élevés. Les salaires et les retraites sont dérisoires, et de nombreux foyers ne disposent même pas d'infrastructures de base comme l'eau courante ou des toilettes. La migration de travail est une question de survie : environ 40 % de la population active vit à l'étranger et envoie de l'argent au pays, souvent plus que le produit intérieur brut total de la Moldavie.
La traite des êtres humains est très répandue. Plus de 200 agences de placement attirent principalement de jeunes femmes avec des promesses d'emplois de rêve en Occident, mais beaucoup finissent dans la prostitution forcée. La combinaison de la pauvreté, de l'absence de perspectives et de l'instabilité politique fait de la Moldavie un pays où la détresse économique, l'éclatement des familles et l'exploitation sont étroitement liés. Malgré une tradition agricole et une prospérité historique, l'avenir reste sombre pour beaucoup.